Déménagement : astuces et petites économies

Quoiqu’il arrive, un déménagement n’est jamais facile, ni gratuit.

Cependant, avec de la bonne volonté, une dose d’anticipation, une bonne préparation, de l’organisation, quelques copains, vous mettrez les chances de votre côté pour réussir. Voici quelques conseils, surtout si vous déménagez pour la première fois, pour un bon déroulement des opérations.

 

Pouvez-vous éviter la location d’un véhicule?

La location d’un camion est un des frais important lors du déménagement. Alors, demandez-vous, idéalement, si une connaissance pourrait vous en prêter un. Avez-vous un ami ou un membre de votre famille qui utilise une camionnette? Un professionnel du bâtiment, un artisan, etc.

Dans le cas contraire, vous n’avez pas le choix, il faudra passer par un loueur.

 

Estimation du volume de chargement.

Que vous déménagiez un studio ou une villa, il est nécessaire d’anticiper le volume de chargement. Commencez par observer la taille et le poids de votre mobilier. Mesurez s’il le faut. Ainsi, vous aurez une idée précise de la contenance correspondant à vos besoins. Vous pourrez alors déterminer,  le véhicule le mieux adapté et la durée de location, au prix le plus juste.

 

Ne tardez pas à louer.

Choisissez une société de location de véhicules spécialisés. Vous aurez le choix entre les enseignes spécialisées traditionnelles, la grande distribution ou un service par internet.

Il est très fortement conseillé de vous y prendre, au moins 1 mois à l’avance. Renseignez-vous sur le planning de location de camions. Aussi, vous aurez la possibilité de choisir votre créneau horaire, moins cher qu’un autre et vous assurer de la disponibilité du véhicule de votre choix.

 

Les copains dabord!!

L’aide d’amis, transformés en joyeux déménageurs, restent le nerf de la guerre. Vous éviterez l’ardoise des services d’un professionnel. Pensez à prévenir vos connaissances, un maximum de temps à l’avance, afin de vous assurer de leur disponibilité. Composez votre déménagement en fonction du nombre de promesse d’aide.

 

 

 

Eviter les petites « couillonnades ».

Il y a certains jours où le ciel vous tombe sur la tête. Posez-vous quelques questions simples. Etes-vous sûr d’avoir les clés de votre nouvel habitat pour le jour J? Quelles sont les dimensions de la rue et du trottoir, de l’ascenseur, des escaliers? Est-ce facile de se garer à proximité pour charger au départ et décharger à l’arrivée? Y-a-t-il des encombrements réguliers sur la route?

Réfléchissez à tous ces petits détails qui pourraient vous faire faire demi-tour et ruiner votre déménagement. Imaginez, ce qu’une mauvaise surprise pourrait vous couter (retard pour la remise du véhicule, charger et décharger à nouveau, rappeler les amis pour redéménager, etc)…

 

Le chargement.

Il est judicieux de faire un tri. C’est l’occasion de se débarrasser d’objets inutiles, ce sera toujours ça de moins à transporter. Pour le reste, isolez par types d’objets : objets légers/lourds, fragiles/« incassables » et petits/volumineux. Attribuez logiquement les pièces les plus lourdes aux copains costauds et ménagez les autres, avec les cartons plus faciles à déplacer.

Concernant le chargement du camion, optimisez l’espace de stockage.  Commencez plutôt par entreposer dans le fond, le lourd et le volumineux. Tentez de caser un carton entre ou sous des pièces lourdes et les éléments plus légers « en surface ». Un fourgon bien plein, vous permettra peut-être de faire gagner un aller-retour ou éviter un dernier déplacement à moitié vide. Vous économiserez de l’essence et du temps.

 

Protégez vos effets personnels.

Rares sont les déménagements où il n’y a pas un peu de casse. Ne pas casser signifie ne pas renouveler, donc ne pas dépenser plus que prévu. Veillez à protéger les différentes parties mobilières, en les enveloppant dans des couvertures, plastiques et toutes autre protections faciles à trouver et gratuites. Une location est par définition à durée déterminée, ne traînez pas mais prenez le temps suffisant pour limiter les dégâts. D’où l’intérêt, comme précisé ci-dessus, de bien organiser votre déménagement, pour trouver le juste milieu et la bonne cadence.

 

Les cartons.

Grand classique du déménagement, ils sont indispensables pour tous les petits objets, lourds ou légers. Cependant, leurs prix, toutes tailles confondues, sont très élevés (pour ce que c’est). Peut-être pouvez-vous, vous en procurer par d’autres moyens. Un ami travaillant dans la grande distribution, une usine, un hôpital, une entreprise viticole, La Poste, une société de livraison et autre, pourrait vous mettre de côté quelques pièces.

Plus ils sont grands, plus il est conseillé d’y mettre des choses légères et vice-versa. Si vous utilisez des « cartons de fortunes », utilisez du ruban adhésif pour les renforcer.

 

Il y a donc de petites économies à réaliser et des erreurs à éviter. Trouver le bon timing général n’est franchement pas évident. Il faudra gérer au mieux entre, vos horaires personnels (travail et autre), la disponibilité de vos amis et trouver le bon camion au meilleur prix. Pas facile, avec autant de paramètres…Mais cet effort, sera surement récompensé par un déménagement bien organisé, donc plus serein et réussi. N’oubliez pas d’inviter tous les participants, pour la pendaison de crémaillère, en prévenant vos nouveaux voisins, pour la possible gêne occasionnée. Car il y a une vie, après le déménagement.

 

 


Les frais bancaires


Presque toutes les opérations bancaires entraînent des frais. En fait, la majeure partie d’entre elles sont comprises dans votre « forfait », que vous payez tous les mois ou tous les trimestres, dès l’ouverture de votre compte courant. Ces frais sont généralement fixes, et dépendent du type de carte bleue que vous avez choisi à l’ouverture du compte. Même si vous voulez juste ouvrir un livret A, on vous imposera d’ouvrir un compte courant : sinon la banque ne gagnera pas d’argent sur votre dos, et ça, elle n’aime pas.

Ils existent d’autres types de frais, pour chaque type d’opération (change, virement, ect.), et il vous appartient de vérifier avec votre banque combien elle facture.

L’idéal est de conserver tous ces relevés de compte, et de faire régulièrement le bilan. D’abord car vous pourrez savoir réellement combien vous coûte votre banque. Ensuite, parce qu’il y a régulièrement des augmentations des frais bancaires, qui peuvent passer inaperçues.

Une fois que vous avez fait le bilan, et si vous vous rendez compte qu’il y de l’abus, il vous reste quelques solutions. La première est de prendre rendez-vous avez votre conseiller financier et de tenter de négocier. Si vous utilisez souvent votre carte bleue à l’étranger, ou si vous recevez souvent des devises étrangères, vous pourrez par exemple tenter de négocier avec votre conseiller des solutions moins chères pour l’utilisation de votre compte. Les conseillers disposent d’une vraie marge de manœuvre pour réduire les frais, et ils peuvent pour cela utiliser beaucoup de solutions que vous ne connaissez pas. Pour vous donner un exemple concret, pendant une période de ma vie je recevais beaucoup de devises de l’étranger, et j’ai négocié avec mon conseiller des tarifs spéciaux pour les frais de virements depuis un compte à l’étranger. Renseignez vous donc, sur l’existence des comptes professionnels et autres, qui permettent de vraiment faire baisser la facture.
Deuxièmement, vous pouvez changer de banque. Consultez donc tous les tarifs sur des sites Internet  de comparaison de banques. Calculez que vous coûterez votre utilisation en fonction de chaque banque, et rendez vous chez celle qui a les frais les plus adaptés à votre utilisation. Dans mon cas, j’avais choisi la banque qui proposait les meilleurs taux de change et les prélèvements obligatoires les plus faibles (ou presque) sur les virements depuis l’étranger.

La troisième solution est tout simplement de diminuer au maximum votre utilisation de votre compte. Ne souscrivez que le service le moins cher de carte de crédit. Vous pourrez de toute manière utiliser une carte de retrait gratuite (qui ne peut pas servir pour payer) pour retirer du liquide dans un distributeur. Les chèques sont souvent gratuits, et il n’y a pas de raison donc de payer plus cher pour rien.

D’ailleurs, il faudra que vous vérifier dés l’ouverture que l’on ne vous fait pas souscrire des frais additionnels. Souvent, on essaiera de vous faire payer des frais de gestion enligne ou autre, de manière cachée, alors que vous n’en avez pas besoin. Méfiez vous de ce genre de conseiller qui essaie de gonfler la note. Si vous constatez que c’est le cas, pensez à annuler votre ouverture de compte et passez à la banque suivante. Ensuite, assurez-vous que vous pouvez recevoir vos relevés et gérer vos comptes enligne gratuitement. Puis, faites bien le tri dans les services proposés. Vous pourriez avoir besoin de certains services une ou deux fois dans l’année, alors calculez combien cela vous couterez de l’utiliser deux fois ou de souscrire à l’année, et choisissez la solution la plus économique.

Les logiciels gratuits

Lorsque vous achetez un ordinateur, vous aurez toujours le choix d’ajouter plusieurs logiciels : antivirus, traitement de texte, lecteur multimédia, logiciels de gravure, etc.

Laissez tomber tout ça. Les prix gonflent pour pas grand-chose. A vrai dire, si vous acceptez de vous y mettre un peu, vous n’avez même pas besoin de Windows. Les systèmes Linux et Unix sont un peu plus complexes à prendre en main pour les non initiés, mais sont tout aussi efficaces. Les seuls problèmes étant l’incompatibilité de certains logiciels avec ces systèmes, mais là encore il existe des solutions. Le mieux est de se renseigner dans un petit magasin d’informatique spécialisé (évitez les grandes enseignes, ce ne sont pas des passionnés mais des vendeurs : ils ne voudront pas vous éduquer mais vous vendre !)

Il existe aussi beaucoup de logiciels gratuits téléchargeables sur Internet, qui font tout aussi bien l’affaire, voir mieux, que la plupart des logiciels qu’on essaiera de vous vendre. Ces logiciels sont souvent développés par des amoureux de l’informatique, ou des apprentis développeurs, dont la motivation est altruiste et non pas monétaire. Ces logiciels sont sans danger, et sont efficaces. Les plus populaires sont même mis à jour régulièrement.

Par exemple, au lieu de payer pour la suite Office, comprenant Word et Excel, vous pouvez cherchez des alternatives gratuites. Par exemple Mega Bloc Note, ou AbiWord, vous permettent de faire du traitement de texte. Open Office, Libre Office, sont des alternatives à Excel, 100% gratuites ! Vous pouvez trouvez des solutions pour remplacer Power Point, Adobe, etc. Cherchez sur internet pour trouver une version compatible avec votre Système d’exploitation.

Si vous avez Adobe Acrobat Reader, et que vous voulez pouvoir modifier ou écrire sur un fichier PDF, vous pouvez utiliser un logiciel comme PDF XChange qui vous permettra de modifier sommairement mais rapidement un fichier PDF.

En fait, vous pouvez trouver absolument tout ce dont vous avez besoin : factureur, tableur, organiseur, retoucheur d’image. Par exemple, vous connaissez sûrement Gimp, un programme qui remplace parfaitement Adobe Photoshop, pour une utilisation non professionnelle. Il existe aussi des logiciels pour mixer de la musique (UltraMixer, VirtualDJ, entre autres) pour créer des interfaces de DVD (Nero, ect.), pour faire du montage vidéo (Movie Maker), des logiciels de capture vidéo…

Renseignez vous sur des sites comme linternaute.com softsonic.fr ou clubic.com, 01net.com qui listent régulièrement les logiciels gratuits, notés par les internautes, et qui sont donc sans danger. Vous y trouverez de tout, comme par exemple des logiciels pour télécharger des vidéos que vous regardez sur youtube, pour pouvoir les mettre sur votre disque dur.

Il existe aussi des solutions pour éviter de payer un abonnement de quelques mois à Norton Antivirus : cherchez des informations sur le site de Avast, un anti-virus très performant qui propose des licences de 2 ans gratuitement pour une version sans option de leur logiciel. Avast est une vraie entreprise, proposant aussi une version payante de son logiciel : mais la version gratuite protège tout aussi efficacement et se met à jour régulièrement sans que vous n’ayez rien à faire. Vous pourrez y ajouter en plus un logiciel comme Adaware, Spyware ou autre.

Pas la peine non plus de payer pour des Lecteurs multimédia. Il y a tellement de logiciels, qui vous proposent de lire tous les types de format de fichier. Winamp, bien sûr, mais aussi VLC media player pour la musique et les vidéos (avec aussi Quick Time, Real Player, etc.) pour ne parler que des plus connus. N’hésitez pas à chercher ce que l’on appelles des « codecs » pour pouvoir lire des formats de vidéo non supportés à l’origine.

Vous trouverez aussi des jeux gratuits : des jeux relativement sommaire (en comparaison de ce qui se fait maintenant) mais loin d’être ridicule, qui pourront distraire votre enfant ou même vous. Mais surtout, il existe ce que l’on appelle les abandon ware, pour jeux à licence abandonnés. Voyez notre article sur les jeux vidéo pour plus de détails.

 

Un autre domaine dans lequel il n’y a pas besoin de payer, c’est le stockage de données sur Internet. Beaucoup de sites permettent de stocker vos photos, vidéos, mais aussi vos fichiers importants pour les sauvegarder. Si vous arrivez à la limite d’utilisation gratuite d’un site, passez sur un autre site plutôt que de payer l’abonnement. Vous pouvez aussi utiliser des sites comme YouSendIt ou SendSpace, pour envoyer des gros fichiers gratuitement, qui seront téléchargeables par vous ou un destinataire, depuis un lien. C’est très pratique si vous voulez transférer des données d’un PC à un autre, lors d’un voyage à l’étranger par exemple, sans avoir à s’encombrer de matériels supplémentaires.

 

Internet, et l’informatique, ont été fondés par des idéalistes qui ne pensaient pas à vendre ou à faire du commerce, mais à partager gratuitement toutes les nouveautés. Alors il n’y a absolument aucune raison d’aller à l’encontre de cette idéologie et de payer toujours plus quand on peut avoir la même chose pour rien ! Devenez un pionnier de l’informatique !

Le rapport qualité prix

C’est la notion absolue qui prédomine dans notre société : le rapport qualité prix.

Même les gens comme nous, qui cherchons à éviter les dépenses inutiles ou les prix extravagants imposés par des marchands, nous ne devons pas oublier ce concept. Plus que cela, il faut même en faire notre point central de réflexion lorsque l’on envisage d’acheter quelque chose.

Vous êtes très certainement déjà familier de cette notion de rapport qualité prix, mais peut-être que, malgré tout, vous ne la prenez pas toujours en compte à sa juste valeur.

Beaucoup de gens cherchent à faire « une bonne affaire » lorsqu’ils achètent. Certains veulent acheter pour toujours moins cher, et d’autres veulent acheter pour 100 quelque chose qui vaut 1000. Le problème, c’est que notre société de consommation ne le permet pas. Ils arrivent à certains marchands de vendre à perte, mais ne vous leurrez pas, c’est très rare, et c’est bien souvent un calcul et les vraies bonnes affaires sont peu nombreuses. De nos jours, tout est calculé. La société de consommation est très organisée et si elle nous vend quelque chose à un certain prix, c’est qu’elle y gagne. Même si ce prix est très bas !

 

Vous pouvez aussi gagner, et nous le savons bien, mais les exemples sont rares. Partons donc du principe que vous ne pourrez pas vaincre la société de consommation et que vous n’en aurez jamais au final que pour votre argent, et commencez à entrevoir vos achats comme des investissements.

Dans le cadre des gros achats (voitures, maisons, etc.), cela devrait toujours être le cas. Ce sont des achats qui vous resteront pendant des années, et qui entraineront des coups par la suite. Plus la qualité du produit est grande, et plus généralement, vous le garderez longtemps (et aurez moins souvent besoin de l’entretenir de manière couteuse). De plus, ils conserveront bien plus de leur valeur initiale (parfois vaudront même plus cher que leur prix d’origine) lorsque vous les vendrez. Par conséquent, il vaut mieux parfois payer le prix de la qualité sur le moment, et voir ce prix s’étaler sur le temps, plutôt que de payer peu mais de devoir racheter ou repayer rapidement (pour de l’entretien).

Certains achats, comme l’électronique ou l’informatique, sont très dépendants du rapport qualité prix. Ne tombez jamais dans le piège de croire que vous aurez une grande qualité pour un prix minimal. Certes, même les produits peu chers sont d’une qualité satisfaisante. Mais lorsque vous envisagez un achat qui devra vous tenir quelques années, là encore, pensez-y comme un investissement qui s’amortira sur le temps. Une bonne manière de mesurer la qualité de ces produits est de regarder la garantie. Généralement, les fabricants assurent leurs produits pour la durée moyenne de vie d’un produit. Si votre produit est garanti un an, ne vous attendez pas à le voir servir plus de deux ans. C’est d’autant plus vrai si le prix de départ est bas.

Ce concept s’applique aussi à la nourriture. Acheter le moins cher veut aussi dire la moins bonne qualité nutritive. Il n’y a pas de miracle dans une société basée sur l’économie. C’est dommageable car, dans un sens, lorsque vous achetez de la nourriture, vous faites un investissement sur votre santé. Certes vous dépenserez moins d’argent dans l’immédiat en achetant des plats cuisinés plutôt que des légumes. Mais lorsque le sel et le sucre qui se trouvent en excès dans ses plats vous auront provoqué de l’hypertension, une glycémie ou du cholestérol, votre investissement vous coûtera de l’argent (en médicament), du temps…et puis surtout, la santé n’a pas de prix !

 

Maintenant, il vous appartient aussi de faire la part des choses. Pour certains achats, tout dépendra de vos besoins et il vous faut trouver le rapport qualité prix qui correspond à vos besoins. Dans le cas d’un ordinateur, identifiez bien ce que vous voulez en faire. Vous n’aurez pas besoin d’un PC avec des composants de marque de première qualité à 4 000€ tous les jours, surtout si vous ne faites que consulter vos mails et quelques sites internet. Vous pouvez donc prendre un ordinateur moins cher, dont les composants ‘no name’ sont de moindre qualité. Mais ne vous bridez pas non plus !

Dans mon cas, je cherche toujours à dépenser le juste prix ! Cela veut dire identifier le meilleur rapport qualité prix sur le marché. De manière étonnante, ce n’est pas toujours les produits les plus chers, et parfois même il s’agit des produits de milieu de gamme. Dans ma situation, je cède souvent pour le produit qui est juste un peu plus cher que le moins cher. Il y a une véritable différence de qualité, qui est selon moi proportionnellement plus élevée que la différence de prix. L’explication est que souvent, ce sont des produits qui cherchent à s’aligner sur les prix pour être concurrentiels avec les prix les plus bas, tout en ayant des standards de qualités plus intéressants.

D’une manière générale donc, il faut vraiment prendre le temps de comparer plusieurs gammes de prix différentes, et de mesurer leur qualité. Parfois, cela vaudra le coup de passer à la gamme supérieur, et parfois, ce sera l’inverse. Ne partez pas du principe que ce qui n’est pas cher est de mauvaise qualité. Essayez toujours d’identifier le niveau de qualité d’un produit, et ensuite comparez les produits par leur rapport qualité prix, et pas seulement par leur prix.

Et même là attention, si vous voyez des stages de parachutismes à prix bradés, demandez vous sur quoi les coupes sont faites pour vous offrir un prix bas ? La sécurité ? La qualité de l’avion ? Le salaire du moniteur qui sera donc moins motivé pour faire son travail ou fatiguera plus vite de travailler trop pour gagner sa vie correctement ? Certaines choses devraient être payées au juste prix, ni plus ni moins.  Motivez toujours vos achats par vos besoins réels, sans oublier de vous faire plaisir.

Vous et votre garde robe

Restez maître de votre garde-robe, et pas l’inverse

La mode est toujours en mouvement. Les couleurs, les styles, les formes. D’une année sur l’autre, tout doit changer. Et certains espèrent bien que vous céderez aux dernières tendances.

En règle générale, je ne suis pas la mode. Je préfère avoir le style que je souhaite pour moi, qui me correspond. Je ne veux pas ressembler à un mannequin de magazine.

La plupart des gens avec un budget limité ne peuvent pas dépenser des milles et des cents dans leur garde robe. Il existe, heureusement des tas de manières de s’habiller pour pas cher. Les dépôts ventes, les boutiques d’occasion, les brocantes, les magasins dégriffés, etc. Vous pouvez aussi bénéficier de l’Internet de nos jours, avec des sites comme eBay, où vous pouvez trouver des vêtements dans tous les styles, et notamment des habits réellement « vintage » pour vous faire un style bien à part. 

La nouvelle stratégie ne changera pas : moins c’est mieux ! Je regardais une émission de décoration l’autre jour à la télévision, et vous n’imaginez pas le temps et l’espace investis dans les placards. En fait, ce n’était même plus un placard mais une véritable pièce destinée uniquement aux vêtements : une véritable garde robe !

En effet, leurs placards étaient remplis d’habits: costumes, robes, blousons. Ce genre d’opulence ne m’a jamais tentée. Qui a réellement le temps dans sa vie de porter plus d’une fois autant de vêtements ? Si en plus il faut changer tous les ans pour rester dans la mode, autant dire que certains n’auront eu le droit qu’à 15 minutes de gloire dans le miroir de la cabine d’essayage du magasin, avant d’être relégué définitivement dans le placard. Avant sûrement de terminer dans une association caritative: perte d’argent et de temps donc pour les acheteurs.

Les personnes qui possèdent beaucoup de vêtements doivent être frustrés de ne pas pouvoir tous les porter. Peut-être que certains en changent plusieurs fois par jour. Mais en dehors de la vanité qui peut, ou pas, vous choquer. Il y a aussi les enjeux économiques de base. Plus vous achetez, plus vous vous ruinez: l’achat, l’entretien, les accessoires assorties, et le gâchis de ne pas tout utiliser.

La vérité, c’est que si vous y faites attention et que vous êtes honnête avec vous même, vous vous rendrez compte que vous n’aimez pas tout au même niveau. Bien sûr, vous avez vos favoris (comme dans tous les domaines), et vous leur donnerez plus de temps qu’aux autres. Ainsi, vous porterez plus souvent vos tenues favorites, qui vous plaisent ou vous mettent le plus en valeur. En moyenne, vous portez 20% de votre garde robe 80% du temps.

La première solution, pour vivre économiquement, est donc encore une fois de ne pas céder aux pulsions. Un peu de contrôle, beaucoup de sélection et un peu de bon sens.

Choisissez des vêtements qui peuvent facilement s’assortir avec une grande partie de votre garde robe, et qui peuvent servir dans plusieurs situations (décontractée ou plus habillée). Le mot clé est la versatilité !

Préférez des couleurs passe partout. Ca ne veut pas dire ne s’habiller qu’en noir, mais si vous prenez un haut orange fluo, ce sera plus dur à assortir au reste de votre garde robe, et aussi plus compliquer à porter pour le travail ou autre. En fait, il faut que vous déterminiez les couleurs qui vous vont le mieux (au teint et au moral !) et de construire votre garde robe autour de ces codes de couleur.

Vous devez aussi déterminé quelles sont les situations dans lesquelles vous vous retrouvez le plus souvent, et concentrez votre budget pour les vêtements les plus adaptés à ces situations. En d’autres termes, pas la peine d’acheter 3 ou 4 tenues de soirée si vous n’avez l’occasion de sortir habillée qu’une fois par trimestre. Il en va de même pour les chaussures, les maillots de bains, etc.

Privilégiez les vêtements passe partout, comme les jeans, qui peuvent s’associer à presque n’importe quel haut et être portés dans la vie de tous les jours ou même pour des occasions plus chics.

C’est une question de logique et de style de vie. Si vous êtes en pantalon et en tshirt 10 mois par an, n’allez pas acheter des jupes et des tailleurs à foison. C’est la principale difficulté que j’ai du surmonté, personnellement, car j’apprécie beaucoup les jolis vêtements, et j’avais toujours du plaisir à acheter un petit haut chic ou une paire de bottes…que je finissais par n’utiliser qu’une semaine dans l’année. Avant d’acheter, posez vous honnêtement la question : en ai-je vraiment besoin, et vais-je le porter plus d’une fois ?

Si vous avez acheté quelque chose qui ne s’assortit pas du tout avec votre garde robe (par coup de foudre ou autre), limitez la casse : revendez le ou achetez au moins de quoi constituer une nouvelle tenue assortie…si vous ne l’utilisez jamais, c’est une perte d’argent nette, alors que paradoxalement si vous dépensez un peu plus, vous rentabiliserez le tout en portant la tenue plusieurs fois !

Maintenant ne laissez pas non plus le confort de côté. Essayez toujours, et assurez vous de prendre la bonne taille : il n’y a rien de plus inconfortable (et de plus de moche, aussi) que des vêtements qui ne sont pas à la bonne taille. Ne prenez pas plus large en pensant grossir, ou inversement. Prenez la bonne taille, vous ajusterez ensuite.

En plus, en ce qui concerne le confort, évitez aussi d’acheter des vêtements de mauvaise qualité, parce qu’ils ne sont pas chers. Ils vous feront mal, et ne tiendront pas longtemps. Préférez des vêtements de qualité (ce qui ne veut pas dire de marque ou cher) en plus petit nombre à une immense garde robe de vêtements de mauvaise qualité.

Comme pour tous les postes de dépenses, la garde robe doit être budgétée et s’intégrer dans vos dépenses globales. Vous n’avez pas besoin de nouveaux vêtements toutes les semaines…en fait même pas tous les mois. Pensez vos vêtements sur le long terme, à l’année ou plus. C’est toujours agréable de faire les boutiques, d’essayer, mais voyez ça comme un jeu de séduction. Pas besoin de passer à l’acte d’achat pour se satisfaire.

Economiser sur la décoration

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, bien décorer son intérieur n’est pas superflu. Il s’agit de votre lieu de vie, celui dans lequel, vous évoluez tous les jours et dans lequel, vous devez vous sentir bien. Comme toujours, tout à un prix et celui de la déco est extrêmement variable. Alors, soyez votre propre décorateur et dénichez ou transformer les objets, pour renouveler l’esthétique et l’atmosphère de la maison.

 

Agrandissez vos propres photos.

Au lieu de décorer vos murs avec un tableau ou une reproduction, souvent très chers, choisissez plutôt un de vos fichiers photos dans votre ordinateur, imprimez-le sur papier glacé et encadrez-le. Vous avez aussi la possibilité, de passer par un professionnel, qui transformera votre fichier en « photo poster » de grande taille (un encadrement n’est pas forcément indispensable).

 

Révélez l’artiste qui est en vous.

Démarquez-vous de la réalisation d’un autre, en peignant votre propre tableau. Si vous avez, un soupçon de talent, du temps, de la motivation et quelques fournitures, tentez l’expérience. Au final, cela restera économique, comparé à un tableau acheté dans le commerce. De plus, vous avez le plaisir et la fierté, d’afficher et de contempler, votre propre chef-d’œuvre.

 

Peindre et transformer des objets.

Si vous n’avez pas sauté le pas avec un tableau, vous pouvez vous essayer à peindre des objets simples et gratuits. Pourquoi ne pas utiliser des peintures argentées, dorées ou vives pour embellir des branches (déposées dans un vase) , des pommes de pins, des galets, de gros coquillages, etc…

Vous pouvez également poncer un meuble, le repeindre ou le transformer à souhait, inutile d’en acheter un autre, faites du neuf avec de l‘ancien.

Les souvenirs touristiques.

Les voyages sont toujours une bonne occasion pour rapporter un ou plusieurs objets sympas et typiques. Il s’agit à la fois d’une décoration mais aussi un moyen de se souvenir positivement d’un lieu visité (une rose des sables, une Tour Eiffel, un Dalahäst, un bougeoir local, un éventail, un boomerang, une statuette, un tam-tam, un Nazar Boncuk et tant d’autres…). En général, ce sont des petits objets artisanaux ou standardisés, peu onéreux, à l’aspect à la fois matériel et « sentimental ».

 

La récupération d’objets décoratifs traditionnels.

Pas besoin d’être un grand voyageur, d’autres types de décorations, « à l’ancienne », se trouvent parfois sous votre main et feront leur effet dans votre habitation. Si vous avez la fibre traditionnelle, voici quelques idées abordables de « déco vintage » : un gramophone, un chandelier, un moulin à café, une pièce en fer forgé, un coffret, une pendule, une grosse clé, un vieux fer à repasser, un fer à cheval, un vieux panier, une veille corbeille, une arme ancienne, une lampe à pétrole, un téléphone d’autrefois, un vieux plateau, une publicité vintage, une casserole en cuivre, un baromètre, etc. Jetez un coup d’œil dans les greniers, sollicitez la mémoire des grands parents et des amis, rendez vous aux vides-greniers ou au pire, passez par un brocanteur ou internet.

 

Utilisez des objets pour en créer d’autres.

Un objet inutile peut retrouver une utilité combiné à un autre. Cela ne nécessite pas beaucoup de bricolage ou des frais élevés. Voici quelques idées: un sceau (à embellir) pourra servir de base à un porte-parapluie, une bouteille sérigraphiée , servant de pied de lampe, un comptoir dans une entreprise ou administration, à transformer en bar. Ne jetez pas votre aquarium, remplissez le, avec du sable, des cailloux blancs, des marrons, un mini-cactus, des écorces, etc.

 

Des fleurs, toute l’année.

Les fleurs sont belles, souvent colorées et odorantes. Elles restent la décoration la plus naturelle qui soit. Cependant, elles sont éphémères et représentent un petit budget, sur le long terme. Pensez aux fleurs artificielles, certes sans vie, mais quasi-éternelles. Si vous avez un jardin, coupez quelques fleurs, pour préparer un beau bouquet naturel gratuit. Plutôt qu’un bouquet, une plante peut aussi être un bon investissement, pour sa durée de vie.

 

Il existe donc, une multitude bonnes idées pour décorer votre habitation. Si cela reste peu coûteux, ces petites astuces ne sont pas forcément gratuites. Voyez selon votre temps, votre budget et surtout de vos goûts, pour transformer votre lieu de vie. Il faudra, comme toujours, faire un effort et y prendre un peu de temps. En contrepartie, il restera le plaisir et la satisfaction de recycler ou de confectionner sa propre décoration et de faire quelques belles économies, par rapport à un achat facile, plus cher et standardisé.

La créativité est mère nourricière (et d’économie !)


En cuisine, il n’y a pas de solutions toutes faites pour économiser. L’alimentation est un poste de dépense important pour deux raisons : il en va de votre santé,  et la santé n’a pas de prix (mais un coût, qui peut sur le long terme finir par exploser si on ne fait pas attention en amont). Ensuite, les prix de l’alimentation sont élevés, et ne cessent généralement d’augmenter. Ce ne serait pas grave si les salaires suivaient, mais c’est une autre histoire…

 

Les seules solutions que je connaisse sont : 1 de faire simple, et 2 de rester ouvert d’esprit et toujours se montrer créatif. Lorsque je reçois ou que je dois improviser un repas, pour moi ou mon partenaire, je commence par toujours faire avec ce que j’ai sous la main. Ne jamais faire de courses improvisées, sous le coup de la panique ! Vous achèterez trop. Une bonne chose serait d’avoir une liste, tenue à jour, de vos réserves. Ce sera aussi un moyen d’éviter les gâchis, gaspillage et d’optimiser l’utilisation de ce que vous avez acheté.

A partir de là, vous allez devoir improviser vos propres recettes.  Vous pouvez modifier des recettes existantes, ou alors partir d’une idée (de couleurs, de saveurs, de mélanges) et composer. Le plus simple est bien évidemment de partir d’une recette commune, et de l’agrémenter avec ce que vous avez sous la main. L’autre jour, je m’en suis remis à des crêpes salées aux trois poivrons avec de la viande hachée…rajoutez un fond de sauce tomate, et c’était parfait !

Quand je vous dis d’être libre d’esprit, vous devez être vraiment prêt à casser votre routine. Par exemple, saviez-vous que vous disposer de trésors à portée de main.

La recette des chips d’épluchures ? Plutôt que de faire des frites normales, utilisez les épluchures de tous les légumes que vous utilisez pour votre plat et faites les frire. Après les avoir laissés refroidir et les avoir salés, vous aurez de très bons amuse-gueule à l’apéritif pour faire attendre vos invités. Pas la peine de se ruiner avec des paquets de gâteaux trop salés et horriblement chers !

Évitez aussi d’avoir la main lourde. Cela vous sera doublement bénéfique ! Par exemple, vous n’êtes pas obligé d’utiliser beaucoup d’huile pour faire cuire vos plats. Préférez un fond, le temps de faire dorer, puis utilisez un fond d’eau pour faire mijoter. C’est aussi plus sain de cuisiner à l’eau. C’est une manière très facile et très économique pour cuire du poisson à la poêle par exemple :

Préchauffez rapidement une poile, déposez y vos morceaux de saumon (ou autre) et faites dorer sans rien ajouter pendant 1 min par face (juste le temps de colorer) puis ajoutez un verre d’eau et baissez le feu. Laissez ensuite mijoter pendant une dizaine de minutes. Vous pouvez utiliser des produits comme le Shoyu, une sauce Japonaise à base de soja: une cuillerée ajoutée au moment de l’ajout de l’eau suffit largement pour rajouter de la saveur.

 

Pour les desserts aussi, vous pouvez largement faire beaucoup avec peu. Par exemple, une recette simple et rapide très appréciée, notamment des enfants :

Faites fondre 200gr de chocolat pâtissier. Ajoutez 1 ou 2 œufs entier (à vous de tester) et mélangez pendant que c’est encore chaud. Puis, placez le mélange dans plusieurs ramequins et mettez au micro ondes pendant 1min. Le mélange va gonfler. Laissez le se reposer un peu, puis dégustez quand c’est tiède ! Vous obtiendrez un gâteau avec une texture fondante dans le cœur, et croquante à l’extérieur.

Le même dessert avec  de la farine (75gr), ou du lait (100cl), et vous changez la texture pour en faire un flan. Mais vous aurez alors à le cuire au bain marie.

Une autre idée de dessert pas chère : l’omelette sucrée. C’est comme une omelette, sauf que l’on rajoute un peu de sucre de cannelle, des dés de pommes, de bananes, de poires ou de tout autre fruit (préférablement non acide) que vous avez sous la main. Vous faites cuire le tout à feux doux, comme une omelette classique. Résultat garanti !

Pour les recettes de goûter, les indémodables crêpes sont tellement économiques et tellement diversifiées que vous auriez tord de vous en priver. Elles peuvent être sucrées, et ne nécessitent pas grande chose (de la glace, de la compote, etc) pour susciter un nouvel intérêt chez les enfants. Utilisez aussi toutes sortes d’aromates ou d’autres ingrédients (copeaux de fruits, chocolat, ect.) pour renouveler le goût. Mais elles peuvent même être salées, et se décliner avec de la viande hachée ou des légumes pour devenir des plats lors d’un repas.

Vous avez vous aussi très certainement des trésors d’idées dans la tête pour bien manger sans vous ruiner, alors laissez refroidir votre portefeuille et à vos fourneaux !

De l’art d’être radin

Être économiquement responsable, ou radin pour certains c’est avant tout une approche de la société. De nos jours, on veut tout nous vendre, nous faire payer toujours plus…et au final l’argent est le centre de tout.

Chercher par tous les moyens à dépenser moins est presque un acte de légitime défense. Il n’y a clairement pas de honte à se défendre contre les excès de la société de consommation. Et il n’y a donc pas non plus de complexe à avoir dans notre recherche d’une vie moins chère.

Mais si une société qui cherche à nous faire dépenser toujours plus est un excès, il ne faut pas non plus tomber dans l’excès inverse, à savoir ne plus rien dépenser. Economiser, ce n’est pas dépenser moins, mais dépenser mieux !

C’est un fait, l’argent ne sert que lorsqu’il est dépensé. Il sert à acheter : de la nourriture, du confort, du temps, de la liberté… Plutôt que de chercher à tout prix à accumuler le plus d’argent possible, au risque de finir avec une vie pathétique digne de l’Avare de Molière, notre but doit d’être d’identifier et d’éliminer les dépenses déraisonnables afin d’économiser pour pouvoir mieux profiter de la vie, dans le futur ou dans le présent.
En règle générale, si vous en arrivez à un point où vous ne vous faites jamais plaisir, vous êtes allé trop loin. Et cela jouera contre vous, un jour, où soit vous le regretterez amèrement, soit vous finirez par craquer de manière compulsive pour quelque chose qui ne vaut pas le coup.

 

Il faut aussi être prêt à faire face aux privations. Si vous cherchez à économiser, vous allez devoir vous frustrer. Il n’y a aucune solution miracle pour dépenser moins, il faut faire des choix. C’est difficile, alors préparez vous psychologiquement. Vous pouvez vous aider de raisonnements comme suit: Si je dois acheter quelque chose à 100€, et que j’avais l’habitude d’acheter pour 10€ d’autre chose par jour, si j’achète la chose à 100€, il faudra que je me prive pendant 10 jours de la chose à 10€.

 

Ce qu’il faut par contre absolument éviter, c’est de faire pâtir ses proches. Que vous cherchiez à économiser est une bonne chose. Mais ne frustrez pas votre famille. Si vous êtes en couple et avez des enfants, il faut adopter la nouvelle gestion économique du budget tous ensemble. Cela passe par une explication des buts et par une mise à contribution de tout le monde. Si vous donnez des buts et des motivations à vos enfants, vous verrez que même eux deviendront de fin gestionnaires. Ne leur imposez pas quelque chose sans leur avoir expliquée.

Et surtout, laissez des soupapes de sécurité. Ne fermez pas tous les postes de dépenses qui vous semblent inutiles. Même si cela vous semble du gâchis, laissez vos enfants et votre conjoint choisir un petit plaisir dans lequel s’abandonner (avec modération) pour pouvoir supporter la frustration.

N’oubliez jamais que si vous économisez, c’est pour remobiliser votre argent pour un but précis. Même s’il s’agit juste d’économiser sur le long terme (pour vos vieux jours ou un projet concret), l’idée est que cet argent sera dépensé à un moment ou à un autre. Soyons clair, si vous le gardez jusque dans votre tombe, il ne vous servira qu’à nourrir un peu plus les vers.

A partir de là, n’oubliez pas de profiter de vos nouvelles finances pour aussi vous faire plaisir, ne serait-ce qu’une fois de temps en temps (le bâton et la carotte, en gros !) mais aussi et surtout pour faire plaisir à vos proches. La vie ne se vit qu’une fois, et même si de la rigueur et de la privation ne peut pas faire de mal, surtout quand les finances l’imposent, il n’y a aucune raison de ne pas se faire plaisir et de s’amuser quand on peut aussi se le permettre. La vie a bel et bien un coût, à défaut d’avoir un prix. Mais profiter de la vie n’a pas de valeur !

La négociation

C’est une pratique simple et courante. Pourtant, si beaucoup de gens se le permettent en vacances, à l’étranger, pour des objets qui ne coûtent de toute manière pas grande chose même au prix fort, il est assez rare de voir quelqu’un négocier ouvertement dans un magasin d’informatique ou dans un supermarché.
Peut-être serrez-vous surpris d’apprendre que c’est tout à fait possible. Bien sûr vous ne pourrez pas, comme sur le souk de Marrakech, faire baisser les prix de 50% en 3 minutes de parlotte et de sourires. Les prix étant volontairement gonflés, et l’idée pour les vendeurs est d’oser proposer des prix hauts (comparativement à la valeur réelle du produit) en se disant qu’il n’y a rien à perdre à demander. Certains achèteront sans négocier. La négociation est aussi un moyen d’attirer un client, en lui faisant entrevoir la possibilité de réaliser une bonne affaire par rapport au prix d’origine. Dans un grand pays industrialisé, où l’on calcule les marges et les rentabilités, c’est un peu plus compliqué. Mais si vous osez, ne serait-ce que de temps en temps, vous pourrez grappiller quelques réductions ou avantages.

La négociation est un jeu de psychologie. La première règle est qu’il faut oser, tout simplement. Ne vous laissez surtout pas embarquer par le cérémonial ou le speech du vendeur, ou par quoi que ce soit. N’ayez pas peur du refus ou de la honte, ou du regard des gens ou quoi que ce soit. C’est aussi simple que de demander l’heure à quelqu’un dans la rue. Ne vous impliquez pas émotionnellement dans le résultat : si vous gagnez quelque chose, vous avez gagné, si vous ne gagnez rien, vous n’avez rien perdu ! Donc pas la peine de se mettre la pression et de partir en guerre pour se sentir honteux ou incompétent si le vendeur ne cède pas d’un iota.

 

La base est de ne pas laisser le vendeur avoir l’ascendant psychologique sur vous. Et cela se fait d’une manière simple : rester évasif. Si le vendeur a l’impression qu’il vous a ferré, vous n’avez plus aucune marge de manœuvre possible. Si vous montrez que vous êtes intéressé par son offre, mais que vous restez malgré tout distant (et que vous réfléchissez à une offre de la concurrence, n’hésitez pas à faire savoir que vous en venez où que vous allez y retourner), on peut commencer à discuter.  Cela paraît simple et évident à beaucoup d’entre vous, très certainement, mais soyez franc avec vous-même: avez vous au moins tenté de négocier votre dernier gros achat ou alors avez vous hésité et, finalement, même pas demandé ? Beaucoup de gens se sentent mal  à l’aise à l’idée de « quémander » comme un mendiant à la sortie de l’église, et d’autres oublient ou, au dernier moment, n’osent pas.

OSEZ !

D’autres osent, mais ne savent pas s’y prendre. Ils pensent que pour négocier il faut devenir ami avec le vendeur. Sympathiser pour attendrir. Ne vous leurrez pas, le vendeur ne cherche pas à devenir votre ami. Ca ne veut pas dire qu’il ne sera pas adorablement cordial. En général, les gens qui ne savent pas négocier en disent trop. Si vous avouez de vous-même à un vendeur que son offre est la moins chère sur le marché, pour le flatter ou sympathiser, comment espérez-vous un seul instant qu’il baisse son prix ? Préférez dire que son offre est celle qui vous séduit le plus, ou que pour certaines raisons elle vous attire. Mais plus vous en direz, en bien ou en mal, sur son offre, et plus il aura d’arguments pour ne pas baisser son prix.

 

Ensuite, il faut savoir identifier les opportunités. Beaucoup de gens, quand ils achètent une voiture ou une maison, tente d’obtenir des avantages supplémentaires ou de faire baisser le prix. C’est d’autant plus facile compte tenu de l’état du produit ou de l’état du marché. Regardez les tendances d’un marché, les prix des concurrents, les prochaines sorties pour des produits de même gamme, etc. Connaissez votre sujet, pour pouvoir parler au même niveau technique que le vendeur. Vous marquerez des points.

Un achat cher devrait être toujours sujet à négociation. Et cela s’entend même s’il s’agit d’un ordinateur ou d’une télé.  Dans le cas d’une télévision par exemple, votre marge de manœuvre risque d’être très restreinte. Tous les prix étant standardisés. Mais vous pouvez toujours tenter de demander un câble HDMI ou autre qui n’est pas inclus avec la télé et qui vous serez « très utile et vous motiverez encore plus »à acheter « cette télé » chez « ce vendeur ». Ce n’est qu’un exemple, mais en règle générale  pour les produits chers sans être « très chers », il est toujours plus simple de négocier un autre objet gratuit (ou à prix réduit si vous achetez le tout en même temps) plutôt qu’une réduction nette du prix, le vendeur y perdant moins de marge.

Aussi, les avantages sont souvent proposés directement par le vendeur. N’hésitez surtout pas à demander plus ! Si le vendeur vous propose de lui-même ces avantages, c’est qu’il peut se le permettre et qu’il les a déjà plus ou moins inclus dans son prix de vente. Poussez le bouchon un peu plus loin !

Une erreur récurrente est de demander petit au début. D’être conservateur ne paie pas. Demandez gros, même si vous savez que ça n’a que très, voir aucune, chance d’être accepté par le vendeur. A partir de là, vous pourrez faire baisser la demande. En plaçant le vendeur dans une situation où il va devoir vous dire un non ferme et définitif (pour une demande exagérée), psychologiquement vous induisez de son côté la nécessité de donner une réponse positive lors d’une prochaine demande. On ne vent pas en disant non à son client ! Ca ne veut pas dire qu’il va vous accorder votre demande suivante à tous les coups, cela veut dire qu’il sera mal à l’aise et que parfois il ressentira lui aussi le besoin de négocier.

Vous ne gagnerez pas à tous les coups, mais ce n’est pas le but. L’idée, c’est plutôt d’arriver à gagner de temps en temps.

Les récupérateurs ou Dumpster Diving


Qui, quoi, où, quand et comment ?

La récupération industrielle n’est pas à la portée de tout le monde. Elle peut prendre plusieurs formes différentes, en fonction de l’objet de la récupération. Par exemple, certains se présentent auprès de supermarchés pour demander les produits alimentaires qui ont atteint la date de péremption et qui ont été retirés des rayons. Ces produits finiraient de toute manière à la poubelle, ce qui serait un gâchis incommensurable lorsque l’on sait le prix de la nourriture et le fait que tant de gens ne mangent pas à leur faim. C’est une pratique qui est devenue très populaire dans certains pays. Aux Etats-Unis la pratique est plus extrême et des groupes de récupérateurs vont fouiller les poubelles des supermarchés pour y récupérer les produits encore consommables.

Cet aspect de « faire les poubelles » peut en repousser plus d’un. L’image du clochard à la recherche d’un morceau de salade ou d’un bout de pain dan s un tas d’immondice nous vient naturellement à l’esprit…avec les odeurs et la crasse des poubelles. Mais la réalité est différente, et n’implique pas de plonger dans un tas d’ordure. En fait, beaucoup d’associations à but humanitaire qui aident les étudiants ou les chômeurs en difficulté organisent des collectes et des redistributions de produits alimentaires tout à fait consommables qui étaient sur le point d’être jeté par les enseignes de la grande distribution. Nous vivons dans une société qui accumule les déchets, et qui fait beaucoup de gâchis. Il est dans notre intérêt, à la fois personnel et collectif, de réduire ce gâchis. Allez donc au moins une fois fouiner dans les poubelles de votre supermarché, juste pour vous rendre compte.

Lorsque nous avons déménagé il y a quelques années, nous sommes tombés sur un magasin qui ne pliait pas tous ses cartons avant de les jeter. Nous y sommes repassés régulièrement et avons pris autant de cartons qu’il nous fallait pour assurer notre déménagement.

 

J’ai donc décidé de faire des recherches sur le sujet de la récupération. Et voici ce que j’ai trouvé comme infos : 

Définition

De l’anglais « Dumpster diver » (littéralement : plongeurs de bennes) : ce sont des gens qui cherchent des choses que d’autres personnes ont jeté alors qu’elles sont encore utiles, peuvent être recyclées, et ont encore de la valeur. Les récupérateurs s’intéressent non seulement aux objets laissés sur le trottoir par des particuliers, mais aussi aux déchets des sociétés de bureaux ou des supermarchés ou magasins en tout genre.

Cependant, cela n’implique pas de plonger dans les poubelles ! La plupart des gens sont équipés de pinces ou de longs crochets pour attraper les objets qu’ils veulent à distance. Pour certains, c’est devenu un hobby : comme une chasse au trésor moderne. D’autres s’organisent en groupe avec un but écologique et citoyen, et forment des communautés qui font ensuite des repas et des soirées (privées ou publiques) à partir des biens alimentaires récupérés, pour prouver qu’ils sont encore consommables sans danger. D’autres groupes le font à des buts associatifs.

Si vous y réfléchissez deux secondes, nous avons tous eu la flemme à un moment ou à un autre de recyclé ou de donner un objet encore utilisable, que nous avons fini par jeter. Si nous, économes dans l’âme, avons cédé à cette facilité, imaginez donc ce que font ceux qui ne se soucient pas de leurs finances. Ils jettent des choses tous les jours!

La récupération peut même rapporter un peu d’argent. Les objets en aluminium, par exemple, mais aussi tous les câbles (le cuivre est une matière très chère) ou autres trésors (il y a beaucoup de choses que vous pouvez retaper et revendre) avec parfois le livre, le jouet, ou l’objet rare collector jeté par quelqu’un qui n’y connaissait rien. A vous de vous renseigner sur ce qui vaut le coup.

Les trouvailles de tous les jours

Vous trouverez des choses assez étonnantes. Les plus communes sont : de la nourriture (emballée et consommable, des cagettes entières de fruits et légumes encore mangeables) qui a atteint ou dépassé d’un jour la date de péremption et que donc le magasin n’a plus le temps de renvoyer, des meubles, du matériel de bureau.  

Les trouvailles chanceuses

Des ordinateurs et périphériques informatiques. Des télévisions, radios, matériel électroménager, outils, tondeuses à gazon, téléphone, répondeur et vélo.

Équipement

Si vous sortez en soirée, vous allez avoir besoin d’éclairage. Certains utilisent une simple lampe torche qu’ils attachent à une corde. Ils tiennent ensuite la corde à bout de dents pour pouvoir garder les mains libres pour chercher tout en éclairant l’intérieur de la benne. D’autres utilisent carrément une lampe frontale ! Vous en trouverez en magasins pour pas cher.

Vous avez besoin de quelque chose pour attraper les objets dans la benne : un manche de râteau ou autre, avec un crochet au bout.  Vous pouvez aussi prévoir un aimant au bout d’un bâton.

Un petit tabouret pliant vous aidera à voir dans les bennes les plus hautes.

Des sacs, que ce soient des sacs poubelles, des sacs plastiques, etc. et du scotch en cas votre sac s’éventre à cause d’un objet en métal ou d’un angle.

Des mouchoirs humidifiés antibactérien, avec un gel désinfectant, pour l’hygiène. Prévoyez aussi une paire de gant.

Un kit de premier secours de base, en cas de blessure.

Dangers potentiels

Éloignez vous toujours des bennes contenant des déchets médicaux ou chimiques. Il suffit d’une seule seringue pour vous piquer, et attrapez une maladie potentiellement mortelle. Portez toujours des bottes et des gants épais, si possible prévus pour être anti coupure et anti piqûre.

Par vent fort, faites attention aux couvercles qui peuvent se refermer brutalement.

Restez loin des animaux morts, qui regorgent de bactéries.

Il y a aussi les problèmes légaux, alors assurez vous de ne pas être en train d’enfreindre la loi (en pénétrant sur un terrain privé par exemple).

Spots favoris

Les résidences où il y a souvent des déménagements, et les gens laissent des choses derrière eux.

Les immeubles de bureaux d’une compagnie qui vient de déménager ou de fermer ses portes.

Les bennes derrière les magasins qui vendent les objets que vous cherchez.

Les règles et l’étiquette du récupérateur

N’escaladez pas les grillages pour entrer dans une propriété privée pour fouiller une benne.

Ne laissez pas tout en désordre derrière vous. Laissez la benne dans un meilleur état que vous l’avez trouvée, de manière à ce que ceux qui font la même chose que vous puissent continuer.

Ne prenez pas des papiers avec des informations personnelles.

Ne prenez que ce que vous pouvez utiliser et laisser le reste pour les autres.

Autres sites

Si vous cherchez un peu sur Internet, vous trouverez d’autres références sur le Dumpster diving. Les groupes Français sont moins nombreux qu’outre Atlantique, mais tout aussi bien organisés. Le mieux est de commencer tout de suite à chercher !